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Friday, June 3, 2011

Une Vie de Chat

Une Vie de Chat (Jean-Loup Felicioli & Alain Gagnol, 2010, France/Pays-Bas/Belgique/Swisse)



Dino est un chat plus occupé que ses pairs. Le jour, il vie tranquillement chez Zoé, une petite fille dont le père a récemment été tué par un voleur d'objets précieux. La nuit, il va chez un autre voleur pour l'accompagner dans ses activités.

Faire des défis, c'est bien, mais lorsqu'on a à voir un film pareil, on commence à regretter !

Je suis conscient du fait que c'est un film d'animation à ne pas prendre au sérieux, qu'il est destiné aux petits plus qu'aux grands, mais ça m'a quand même grandement fait chier. Toutes sortes de clichés possibles et imaginables dans une histoire classique de "bon contre méchant, avec l'aide d'un innocent" sont là. Aucune originalité et ce n'est même pas bien foutu.

On fait la connaissance du "gentil" voleur en premier lieu. On ne sait rien sur lui. On le voit en train de voler chaque soir, mais on ne sait pas pourquoi il fait ça. Parce que, pour un voleur, il a l'air d'être quelqu'un d'extrêmement bienveillant, et il va souffrir injustement à cause de ça. Mais si on y voit de plus près, ce personnage n'est là que pour servir notre gamine et la sauver des griffes du méchant tueur qui a tué son père.

Ce tueur est à son tour entouré de clichés. Un homme cruel et intelligent entouré d'une bande d'abrutis qui ne servent à rien d'autre qu'à se faire ridiculiser de telle ou telle façon. Ils ne lui servent à rien du tout, ils ne sont là que pour faire rire un peu le spectateur, sans plus.

La gamine m'a emmerdé elle aussi. On ne l'explique toujours pas mais elle ne parle pas, ce qui va causer plein de problèmes avec sa mère. Des problèmes pourtant très simples à résoudre. Elle va se contenter de faire des gestes et de pointer du doigt telle ou telle chose, et puis c'est tout. C'est aux autres d'essayer de deviner ce qu'elle veut dire.

Quant à l'action principale, tout est prévisible et/ou mal foutu. Je ne vais pas m'attarder sur le côté "réaliste" dans un film d'animation mais certaines choses m'ont presque poussé à m'arracher les cheveux.

Et le chat dans tout ça ? Personnellement j'aurais choisi un autre titre à la place de celui-ci. Le rôle du chat est assez secondaire tout compte fait, malgré l'aide précieuse qu'il procure à certains moments.

Bon bref, j'étais peut-être un peu dûr vu la nature du film, et il y avait tout de même des passages marrants, mais j'avoue que ce n'est pas du tout ma tasse de thé. C'est peut-être mieux de voir ces choses en famille.

2/10

Thursday, April 7, 2011

The Social Network

The Social Network (David Fincher, 2010, USA)



Ce film retrace les débuts de la création du fameux réseau social facebook.

David Fincher qui réalise un film basé sur facebook, est-ce vraiment une bonne idée ? Certes, ce site fait désormais partie intégrante de la vie de plusieurs millions de personnes à travers le monde. Mais de là à en faire une expérience audio-visuelle, ça pourrait être terriblement exagéré.

C'est seulement à cause de David Fincher que je me suis décidé à voir ce que cela pourrait donner. L'homme derrière Se7en ne m'a jusque là jamais déçu. Sa filmographie est certainement inconsistante, mais pas mauvaise. Donc pourquoi pas voir de quoi est-ce qu'il s'agit.

Mark Zuckerberg est présenté comme on se doit de représenter un nerd : intelligent, bizarre, très peu ou pas d'amis, pas de succès avec les filles... Il manque juste les lunettes et les boutons pour avoir le portrait parfait, mais heureusement qu'on n'a pas droit à ces clichés. L'humour est toutefois présent grâce à l'attitude très "nerdique" qu'il entretient tout au long du film. Une bonne chose qui nous permet de ne pas nous ennuyer en assistant à la naissance du "next big thing" comme le dirait Sean Parker, fondateur de Napster, interprété par... Justin Timberlake.

La première partie est captivante. À la fois marrante et attachante, on s'intéresse vraiment à voir comment ce phénomène mondial a pu voir le jour. Mais petit à petit cet attachement va s'éparpiller avec les attaques en justice auxquelles on assiste. Personnellement ça ne m'intéresse pas de connaître le degré d'amitié qui existait entre Mark Zuckerberg et Eduardo Saverin, le co-fondateur du site. Ca ne m'intéresse pas vraiment non plus de savoir qui a trahit qui et dans quel but.
De plus, à la fin on sort avec l'impression que le fondateur de facebook est quelqu'un de gentil, d'innocent, qui ne mérite pas tout ce qu'on lui reproche... C'est peut-être le cas. Après tout je ne le connais pas pour affirmer le contraire, mais c'est tout de même irritant d'y assister.

Finalement pour un film basé sur une telle idée ça dépasse mes attentes. Rien de spectaculaire mais ça fait plaisir quelque part d'avoir une idée sur comment tout ceci a commencé.

7/10

Monday, April 4, 2011

I Saw the Devil

I Saw the Devil (Kim Ji-Woon, 2010, Corée du Sud)



La fiancée d'un agent secret est kidnappée par un tueur en série qui n'éprouve aucun respect pour la vie humaine. Dans le but de se venger, l'agent en question se transforme en un monstre à son tour...

Les histoires de vengeance sont devenues tellement banales que ça devient difficile de tomber sur quelque chose d'original. Reste alors l'exécution et essayer de faire en sorte que ça soit captivant. Ce qui est exactement le cas ici.

L'agent, Kim, est éffondré par la perte de sa fiancée. Il promet de se venger en punissant le tueur de la pire façon qui soit. Il commence aussitôt sa mission et ne tarde pas à le trouver, et c'est un véritable jeu qui commence. On se demanderait, vu la durée du film qui dépasse les deux heures, comment tout ça va se dérouler. On comprend très vite qu'il ne s'agit pas d'un film de détective qui cherche un criminel, ni d'une vengeance du genre "Je t'attrape, je te fais passer un sale quart d'heure, puis je te tue".

Kim a d'autres idées en tête, et le tueur, intérprêté de façon brillante par Choi Min-Sik qu'on reconnait surtout dans Oldboy, comprend le message d'une autre manière. Confus au début, il commence à prendre plaisir à ce qu'il perçoit comme étant un jeu. Vu que ce genre de jeux morbides constitue son mode de vie, en quelque sorte, il se trouve totalement à l'aise ; contrairement à Kim qui est encore en phase de transformation.

Les limites entre le bien et le mal se brisent petit à petit. Aveuglé par sa vengeance, Kim est inconscient de la destruction que sa quête sème derrière lui. Les appels à la raison ne sont pas suffisants pour le persuader de tout laisser tomber. Ou peut-être qu'il décide de ne plus donner d'importance à tout ça. L'important c'est de se venger, peu importe le coût...

La violence présente tout au long du film est extrême. Certains diront qu'elle n'est pas nécessaire mais non, il ne faut pas s'attendre à voir des papillons et des fleurs dans un clash entre deux monstres. La violence poussée à l'extrême est l'un des éléments principaux. Même si ça choque par moments, même si on pourrait être obligé de détourner le regard de l'écran à cause des atrocités qui s'y passent, c'est en quelque sorte ça le but : mettre le spectateur mal à l'aise. Après tout, c'est en partie un film d'horreur qui n'est pas supposé transmettre des émotions positives à celui qui le regarde. Et il faut le dire, c'est totalement réussi !

9.5/10

Thursday, March 31, 2011

Kick-Ass

Kick-Ass (Matthew Vaughn, 2010, USA/UK)



Dave, jeune lycéen très normal et que personne ne remarque, décide de devenir un super-héro. Ne possédant aucun pouvoir spécial ni quoique ce soit du genre, il trouve la tâche plus difficile qu'il ne le pensait.

En voyant le nom de Nicolas Cage défiler à l'écran je m'attendais au pire. Déjà que les films de super-héros ne sont pas trop ma tasse de thé, alors que dire d'y trouver cet acteur où c'est rare de le voir jouer un bon rôle.
Heureusement que son rôle était assez secondaire. En gros, il joue un super-héro père d'une fillette qu'il entraîne très dûr pour devenir comme lui. Et c'est là que je me suis posé la question "et si le film se concentrait plutôt sur ces deux personnages ? Ou sur celui de Hit Girl en particulier ?".

Parce que pour le reste il n'y a pas vraiment quelque chose d'accrochant. Nous voilà en train d'assiter aux problèmes de popularité d'un adolescent américain dans son lycée. Les filles ne le connaissent pas. Ses amis se comptent sur les doigts d'une main... et qu'est ce qu'il trouve comme solution, ou plutôt comme ambition ? Devenir un super-héro !

C'est plutôt marrant comme concept, et d'ailleurs l'humour est très présent. Pas de très bonne qualité mais il est là et on ne s'en ennuie pas. Mais c'est tout. Il y a de l'action, un méchant à qui on doit botter le cul, des sympathisants, des ennemis... mais rien de spécial pour se démarquer du reste.
Enfin... si : la violence. D'habitude ces films sont destinés à un public plutôt jeune. Il y a toujours des limites au niveau du sexe et de la violence. Des limites auto-imposés qui n'ont aucun autre but que d'avoir une certification plus "acceptable", mais ce n'est pas vraiment le cas ici. Il y a du sang, des membres qui se cassent, de la torture... et on ne peut qu'apprécier tout ça !

Pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas du tout cette culture de super-héros qui ne font rien d'autre que "fournir" les criminels à la police, je suis assez satisfait de Kick-Ass.

7/10

Wednesday, November 17, 2010

Edge of Darkness

Edge of Darkness (Martin Campbell, 2010, USA/UK)



Thomas Craven, détective dans la police de Boston, assiste au meurtre de sa fille. En menant l'investigation, il découvre des choses de plus en plus louches à propos de sa mort, mais également de sa vie...

Le bon vieux Mel Gibson revient avec un rôle qui lui va à merveille. Ca fait des années que je ne l'ai pas vu dans un rôle pareil (ou jouer devant la caméra tout court), et c'était assez plaisant à voir. L'homme dûr qui n'a peur de personne et qui n'a pas peur de tout perdre afin d'atteindre son but, c'est sûr qu'on en a vu plein. Mais là il faut dire que c'est plutôt bien exécuté.

L'histoire peut sembler compliquée, mais elle ne l'est pas vraiment en fin de compte. Il y a pas mal de clichés et de choses vues et revues. Conspiration, corruption, un sénateur "méchant", des gens prêts à tout pour protéger leurs secrets...
Mais les nombreuses tournures inattendues arrivent à capter notre attention quant au développement des évènements. De plus, le manque d'action, voire même son absence totale, nous évite d'assister à une simple mascarade où un seul homme arrive à défaire toute une armée.

7.5/10

Tuesday, November 9, 2010

Predators

Predators (Nimród Antal, 2010, USA)



Un groupe de personnes est parachuté dans une jungle qui leur est inconnue. Petit à petit ils commencent à comprendre qu'ils sont en train d'être chassés comme des proies...

D'habitude ces "suites" ne m'intéressent pas. Généralement c'est juste le nom qui est là pour attirer du monde avec une histoire à chier et plein d'autres trucs inutiles. Et puis, avoir Adrien Brody dans le rôle principal dans un film pareil est assez... bizarre. Le rôle ne lui convient pas à première vue, mais en fin de compte il a bien assuré.
Mais les avis n'étaient pas du tout décourageants. Je me suis donc décidé de voir ce que ça pourrait donner.

Et pour aller tout droit, le film est réussi. Pas grand chose à voir avec Predator, mais c'est vachement bien exécuté. L'action est assez présente. Les dialogues pas très nombreux. L'atmosphère globale est attachante, à la fois calme et oppressante. Notre groupe de tueurs est totalement désorienté, perdu. Ils n'ont aucune idée de ce qui les attend. Ils marchent pendant des heures sans rien trouver de concret. Et là où il y a une confrontation on a du beau spectacle en vue.

On a également droit à pas mal d'incohérences mais heureusement que ça ne nuit pas vraiment au film en tout, qui aurait pu être totalement raté.

7.5/10

Monday, November 8, 2010

Inception

Inception (Christopher Nolan, 2010, USA/UK)



Dans un monde où il est possible d'entrer dans le cerveau humain à travers les rêves, un voleur doit essayer d'effectuer un travail considéré impossible par certains, s'il veut regagner sa vie...

Christopher Nolan frappe fort de nouveau. Après The Dark Knight et tout le bruit que dernier a fait, c'était difficile de refaire la même chose. Deux ans plus tard, nous voilà avec Inception, un film qui sonne très The Matrix et qui a fait plus de ravages que The Dark Knight à sa sortie. Mais est-ce que le film mérite autant de louanges ?

Peut-être pas, mais une chose est sûre, on est tellement gâté avec le film qu'on oublie tout ce qui nous entoure en le regardant. L'histoire pourrait paraître un peu compliquée au début. Avec les premières scènes on se sent un peu confus. Les évènements s'enchaînent à toute vitesse et on peut perdre un peu le rythme. Puis viennent les explications. Et ensuite c'est au tour de l'action de prendre la relève. Une action de très bonne qualité avec un suspens qui atteint des sommets énormes et des effets spéciaux à couper le souffle. Les scènes de combat à l'intérieur de l'hôtel où la gravité change continuellement méritent à elles seules qu'on regarde le film. Et même si on a l'habitude avec les "courses contre la montre", les nombreuses tournures auxquelles on a droit ici viennent remettre en question pas mal de choses.

Que dire de plus ? Inception n'est certainement pas parfait, mais c'est un film à ne surtout pas rater !

9/10

Friday, November 5, 2010

Machete

Machete (Robert Rodriguez & Ethan Maniquis, 2010, USA)



Trahi par celui qui l'a embauché pour tuer un sénateur, Machete décide de se venger d'une façon très brutale...

Voilà qu'enfin on a droit au long métrage Machete. À la sortie de Grindhouse, on a eu droit à des petits trailers de films qui ne sortiront pas. Je me rappelle que la bande annonce de Machete était celle qui m'a attirée le plus, et c'était avec une immense joie que j'ai entendu parler d'un projet pour en faire un vrai film il y a quelques années.

Et le film ne déçoit pas. Dès la toute première scène on droit à de la violence non-stop. On commence tout de suite par découvrir le "badass" qu'est Machete. Une vraie brute qui préfère tuer avec sa machète plutôt qu'avec les armes à feu. Peu importe s'il y a un ou plusieurs ennemis en vue, il s'en sort sans peine. Même les blessures n'arrivent pas à le stopper.

Ca sonne assez "over the top", mais c'est ça le but du film, et ça marche très bien. Les exagérations sont partout. L'action est très intense. On sait d'avance comment va finir le film mais on est quand même là scotché devant l'écran.

Pour une fois que je vois Danny Trejo dans un rôle principal, il faut dire qu'il assure. Seul petit bémol, à 66 ans il est un peu vieux pour un rôle pareil. Ca se voit surtout dans les scènes où on le voit courir sans doublure.
La présence de Steven Seagal et de Robert De Niro, entre autres, ne fait qu'enrichir l'expérience.

Machete le film n'est pas vraiment à la hauteur du trailer paru dans Grindhouse, mais pour ceux qui aiment le genre, c'est à ne pas rater.

8/10

Friday, October 29, 2010

La Cité

La Cité (Kim Nguyen, 2010, Canada)



Un docteur profondément affecté par la guerre essaie d'aider les habitants d'une cité colonisée à échapper à la peste.

Difficile à juger comme film. L'intrigue est excellente. Le personnage principal de Max le docteur est attachant. Côté technique, il n'y a pas vraiment de failles. Ca donne l'impression d'être intéressant, et plus on avance, plus on est convaincu que ça l'est vraiment. Mais tôt ou tard on sent qu'il y a quelque chose qui manque. Pas facile de pointer cette chose du doigt, et l'histoire continue à avancer sans peine. Jusqu'à arriver à une fin assez... poétique. Une fin qui essaie d'être touchante mais qui n'y arrive pas...

Mais ce n'est toutefois pas ça le vrai défaut du film. Il s'agit surtout des émotions qu'on veut nous transmettre. Ca passe difficilement. Certains personnages clichés ne font que compliquer la tâche. On sent qu'on est en train de voir un "film", que ce sont juste des acteurs qu'on voit devant nous. Ils ont fait un travail correct pour la plupart, mais ça reste toujours quelque chose de très... froid.
Et d'ailleurs on parlant des acteurs, ce fut une surprise pour certains de trouver Lotfi Abdelli à l'écran. Une mauvaise surprise en fait. D'ailleurs je me demande comment est-ce que quelqu'un comme lui ose critiquer Al Pacino ou Robert De Niro avec un niveau pareil...

Conclusion ? Parfois il ne faut pas forcer les choses à être trop "sérieuses", ça peut finir par gâcher les choses.

5/10

Wednesday, October 27, 2010

Poetry

Poetry (Lee Chang-Dong, 2010, Corée du Sud)



Mija a 65 ans. Elle travaille en tant que femme de ménage, et s'occupe seule de son petit fils. À cet âge, elle ne sait plus vraiment que faire de sa vie, jusqu'au jour où elle décide de rejoindre un cours de poésie...

J'étais assez hésitant d'aller voir ce film. Généralement ce n'est pas le style que je cherche dans le cinéma coréen, ou pas le style que je cherche tout court. Une vieille femme qui s'intéresse à la poésie, c'est vraiment l'un de mes derniers soucis.

Et plus le film avance, plus je perds de l'interét. Cette vieille femme extrêmement gentille et naïve m'a assez tapé sur les nerfs avec ses comportements enfantins. Jusqu'à ce qu'arrive le "subplot" de l'adolescente qui s'est suicidée...

Même si ça commençait à accrocher un peu à ce moment là, c'était vraiment très secondaire comme histoire. Une façon de plus de nous montrer comment Mija fait face à un problème de grande taille, et en même temps comment les parents se foutent totalement des autres. Leurs enfants ont commis un crime, et la seule chose à laquelle ils pensent c'est comment sauver leur futur. Peu importe s'il y a des morts, s'ils encouragent leurs enfants à devenir des criminels, l'important c'est de se sauver la face...

Et Mija n'arrive pas à réaliser tout ceci. Elle a enfin trouvé une sorte de raison d'être et elle s'y attache énormément. La poésie lui permet de s'évader. Elle sait maintenant qu'est ce qu'elle doit faire. Elle a un objectif dans sa vie. Sa solitude n'est plus aussi lourde qu'auparavant. Elle est vieille, certes, mais ça ne l'empêche pas de prendre goût à tout ce qui l'entoure.
Sa nature rêveuse prend le dessus. Elle est comme un enfant qui commence à découvrir le monde, mais seulement du bon côté des choses...
Mais tout ça est assez chiant en ce qui me concerne ! Les gens qui vivent dans une bulle ne m'accrochent pas. La poésie qui se "doit" d'être "belle" encore moins, et voir les deux alliés ensemble, dans un film qui dure plus de heures, peut en fin de compte s'avérer être une expérience assez lourde à supporter.

Mais pas tant que ça finalement. Le film est tout de même excellent. Pas du tout de mon genre mais excellent. Et plein de personnes vont y retrouver leur compte, voire même adorer. Il faut juste être dans le bain pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur.

7/10

Monday, October 4, 2010

Shutter Island

Shutter Island (Martin Scorsese, 2010, USA)



1954, un marshal américain enquête sur la disparition d'une femme d'un hôpital psychiatrique qui se trouve sur l'île Shutter Island. Petit à petit il va découvrir que les choses ne sont pas aussi simples qu'il ne l'aurait cru...

Malgré le bruit qu'a fait le film, j'avoue que je ne m'y suis pas trop intéressé à sa sortie. Je m'attendais à quelque chose du même niveau que The Departed (que j'aurais pu aimer beaucoup plus si je n'avais pas vu Infernal Affairs avant) et je n'étais donc pas très motivé.
Bon bref, tout ça pour dire que je n'avais pas une grande idée sur ce que raconte le film. J'ai donc découvert l'histoire en le regardant, et c'était tant mieux.

C'est un film qui accroche à partir des toutes premières scènes. Une aura mystérieuse s'installe dès l'arrivée sur l'île (notamment à l'aide de la musique) et on commence très vite à comprendre que quelque chose ne va pas bien. Les dialogues, les comportements des gardes, les réactions du Docteur Cawley etc., tous montrent que "il y a quelque chose". Une attention particulière a été donnée aux détails qui peuvent révèler plein de choses si on assez attentif.

Je tiens à mentionner l'excellente bande originale qui accompagne le film. Avec du Max Richter, du Brian Eno et plein d'autres compositeurs classiques et contemporains, on est très facilement conquis par tant de beauté musicale.

9/10

Tuesday, August 3, 2010

A Serbian Film

A Serbian Film (Srdjan Spasojevic, 2010, Serbie)



Un ex-star du porno serbe est contacté pour un nouveau rôle qui promet d'être différent de tout ce qu'il a déjà fait... très différent...

Un autre film à rajouter dans ma liste des films les plus choquants que j'ai pu voir. Et cette fois il ne s'agit pas uniquement de sexe et de violence extrême sans aucun objectif, bien au contraire. C'est même là l'un des points forts du film, contrairement à des films comme August Underground.

J'ai vu quelques allusions çà et là à propos du film et de ce qu'il implique. Le réalisateur étant, selon ses propres paroles, un très fan des "métaphores", il faut prendre le film comme une sorte de grande métaphore sur la vie des serbes, et par extension de la vie de tous les êtres humains aussi.

Certaines scènes peuvent être à la fois horriblement violentes et marrantes en même temps, mais la plus grande partie du film prend un chemin plutôt sérieux. Rajoutons à cela le côté extrêmement pervers, sombre, glauque, violent... et on comprend très vite pourquoi ce film va en repousser plus d'un.

Il y a une scène par exemple où quelqu'un est, littéralement, baisé depuis sa naissance (et ce n'est pas là la pire des scène qu'on peut voir). Et finalement c'est ce qui arrive à plein de personnes partout dans le monde, pas uniquement en territoires serbes. Il y en a qui sont "baisés" depuis le moment où ils voient le jour jusqu'à leur mort, et même après...

Mais bon mettons tout cela de côté. Chacun pourra interpréter le film à sa façon après l'avoir vu.
Le film en lui même est très bien exécuté. À la façon d'un film d'horreur classique, on a droit à une première partie pas très mouvementée qui sert à nous introduire les personnages principaux et à nous mettre dans le bain. Arrivé à un certain moment, on est transporté dans une vague de perversions sans limites. Là où on se dit que ça y est, ça ne peut plus aller plus loin, on est surpris par une nouvelle scène encore plus extravagante.

La terreur s'installe. Notre héros ne sait plus quoi faire. Les évènements s'enchaînent à grande vitesse. Il est perdu. Il veut tout quitter. Il commence à comprendre ce qui se passe. Il ne peut plus reculer. Il ne peut même plus avancer. Ca ne dépend désormais plus de lui. Ou plutôt la roue tourne malgré lui. Il voit les choses de plus en plus clairement. Il n'a personne pour l'aider. Il est totalement perdu...

8/10

Wednesday, July 14, 2010

Clash of the Titans

Clash of the Titans (Louis Leterrier, 2010, USA/UK)



Perseus, fils de Zeus, doit protéger Andromeda du terrible Kraken. Un seul moyen se présente à lui pour mener à bien sa mission : la tête de Medusa.

J'étais assez impatient pour voir ce film, étant un grand fan de l'original sorti en 1981. Même si je ne m'attendais pas à grand chose de la part de ce remake, je me suis dit qu'avec les moyens de nos jours, ça devrait quand même donner quelque chose de respectable (même si je trouve toujours les effets spéciaux de l'original excellents). Alors quand j'ai vu qu'il y a une projection du film en 3D, je me suis tout de suite décidé.

Ma déception fut énorme. D'abord la "3D" est quasiment introuvable tout au long du film. Absolument rien à voir avec Avatar par exemple (où on y trouve également le même acteur au rôle principal), et regarder l'écran sans les lunettes 3D était même plus récompensant. Un autre problème lié à la projection est la présentation du film en français doublé...

Puis ma déception s'est aggrandie en découvrant que l'histoire a été radicalement changée. Je ne suis pas un fervent supporteur des remakes copier/coller sur les originaux, mais en changeant des choses dans un remake, il faut au moins faire en sorte que ça soit pour le mieux. Ce qui n'est pas le cas ici.

Déjà dès le début on nous parle de rébellion. Les Dieux qui se rebellent contre les Titans, puis les Hommes qui se rebellent contre les Dieux. Ainsi, toute l'histoire de Perseus et des Hommes est basée sur une haine profonde envers les Dieux (sans pour autant nous expliquer les raisons). Et dès le début on assiste à un combat entre les Dieux et les Hommes. Des soldats détruisent la Statue de Zeus, ce qui le rend furieux au point de leur envoyer des Gargouilles (pas vraiment sûr qu'il s'agit de gargouilles, surtout que ces créatures sont venues de la mer) sous le commandement de Hades. Et hop, la famille adoptive de Perseus succombe, lui donnant ainsi une certaine raison pour détester les Dieux.

Perseus déteste de plus en plus les Dieux, et "ne veut pas leur ressembler". Les Hommes les détestent aussi, et en apprenant que Perseus et le fils d'un Dieu, on peut facilement imaginer leur réaction...
Ce qui ne l'empêche pas de sortir de prison et de convaincre le Roi d'Argos qu'il est capable de tuer le Kraken... lui, le simple pêcheur qui n'a jamais utilisé d'épée et qui rejette son origine "divine". Ce qui ne l'empêche pas plus tard non plus d'apprendre d'un seul coup à manier l'épée mieux qu'un capitaine qui l'accompagne dans sa journée...

La petite bande est donc prête à commencer son voyage, mais sans l'aide de la chouette mécanique Bubo qu'on voit juste pendant quelques secondes ici.

Le voyage est également très différent de celui du film original. Il y a d'abord la rencontre avec Calibos (son histoire est très différente aussi, et son apparence ne ressemble pas vraiment à celle d'un Satyr), puis avec les scorpions géants. Perseus devrait remercier ses compagnons ici, et par la suite les Djinns (qui parlent en arabe littéraire) sortis de nulle part pour "dompter" d'autres scorpions encore plus grands et aider Perseus dans sa quête. Normal, tout ce qui bouge est furieux contre les Dieux...

Arrivés au Temple de Medusa, Perseus et ses compagnons s'apprêtent à la combattre (le chien à deux têtes est absent ici). Là encore, Perseus n'y arrive pas tout seul, c'est seulement à l'aide de ses compagnons qu'il arrive à la décapiter après un combat beaucoup moins intense que celui de l'original. Et il faut dire que, pour une gorgonne condamnée à être horrible d'apparence, Medusa est plutôt belle...

Bon je n'ai pas cité toutes les différences entre les deux films (il y en a vraiment beaucoup), et je n'ai pas non plus parlé des dialogues plutôt ridicules et des acteurs (notamment Sam Worthington qui n'est pas du tout bon dans ce rôle), de certains points contradictoires et illogiques (notamment dans le comportement de Zeus), mais il reste encore quelques points qui m'ont fait rire. Les "dons des Dieux" ici ne sont présents qu'avec l'épée et... Pegasus. Pegasus est même un cheval noir ici. Quant au bouclier "miroir", il n'est pas un "don des Dieux" (les dons que Perseus refuse d'utiliser au début "pour ne pas leur ressembler") mais un simple bouclier fabriqué à partir de la carapace des scorpions. Alors que le casque de l'invisibilité n'est même pas présent...

La seule bonne chose dans ce film ce sont les scènes d'action (qui ont tendance à être plutôt longues). Pour tout le reste ça ne vaut vraiment pas le coup.
Mieux vaut voir l'original qui est assez étouffant comparé à cette version assez "light". Ou si vous êtes vraiment décidés à voir ce remake, évitez de dépenser votre argent en vain à voir la version "3D".

3/10