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Saturday, April 9, 2011

Three... Extremes

Three... Extremes (Fruit Chan/Park Chan-Wook/Takashi Miike, 2004, Hong Kong/Corée du Sud/Japon)



Trois films d'horreur asiatiques. Chacun vient d'un pays. Chaque segment est d'un style et d'une culture différents. Mais cette fois c'est encore plus extrême que la première.

Dumplings (Fruit Chan) :

Aunt Mei est réputée pour sa recette culinaire presque magique qui a pour effet de rajeunir celui qui en mange. Une actrice vient la voir pour en profiter et ainsi regagner son mari infidèle.

Cette version a plus tard été reprise en un long métrage du même nom. L'histoire est exactement la même. Les scènes sont les mêmes... bref, tout est pareil sauf que, durée oblige, cette version courte va directement droit au but. Il n'y a pas d'allusions ou de caricatures sur l'aspect social des Hommes.

La seule vraie différence concerne la fin, que je trouve personnellement mieux dans la version longue, mais plus... proche de la réalité dans cette version-là.

Cut (Park Chan-Wook) :
Un réalisateur réputé est enlevé avec sa femme par un inconnu. Les raisons de ce kidnapping, pas du tout claires au début, paraissent de plus en plus absurdes.

Du point de vue violence visuelle, ceci est le plus "extreme". Il y a du sang, des doigts coupés, des morsures... et avec tout ça une bonne dose d'humour noir. Les motivations qui ont poussé le kidnappeur à faire ce qu'il a fait sont inconcevables.

Généralement ce sont les "mauvaises personnes" qui sont plus exposées à subir ces choses, pour des raisons évidentes. Mais là le kidnappeur pense autrement. En gros, il pose la question au réalisateur : "Pourquoi es-tu aussi bon ?". Ayant un passé misérable, c'est comme si cet homme à succès en était le cause. Il lui en veut d'avoir été "bon" envers lui.

Mon préféré des trois, pas seulement à cause de la violence mais également de l'absurdité de la situation, des dialogues et des actions du kidnappeur.

Box (Takashi Miike) :
Une fille qui ne parle pas trop a souvent un rêve étrange qui s'arrête toujours au même moment. Ce rêve semble être assez proche de la réalité.

L'histoire n'est pas solide et sa représentation n'est pas vraiment efficace. La fin est plutôt faible et n'a rien de satisfaisant.
Il y a toutefois quelques moments forts et une atmosphère sombre qui pèse bien lourd.

Je m'attendais à mieux de la part de Miike. L'explication de tous ces évènements est supposée nous choquer, quelque part, mais sans réellement réussir.

8/10

Wednesday, November 10, 2010

The Happiness of the Katakuris

The Happiness of the Katakuris (Takashi Miike, 2001, Japon)



La famille Katakuri tient une pension dans un endroit proche d'une montagne. Au début il n'y a pas de visiteurs. Mais lorsqu'ils commencent à débarquer, les Katakuris auraient préféré rester sans...

En lisant des choses çà et là sur le film avant de l'avoir vu, je me suis fait une petite idée là-dessus. J'ai pensé à une pension où les propriétaires tuent et mangent leurs visiteurs, ou au pire, où les visiteurs meurent et deviennent des zombies. Mais il n'en est rien. Il y a juste des semblants de film d'horreur sans plus, et chaque quelques minutes on a droit à un "musical" exactement comme je les déteste...

D'ailleurs sans ça le film aurait pu mieux passer. Je déteste énormément les "musicals" et voir pratiquement tout un film constitué de scènes où des acteurs bougent d'une façon débile et chantent des paroles qui le sont encore plus ne fait pas vraiment partie des mes passe-temps préférés. De plus, les acteurs sont nuls (chose que je peux tolérer d'habitude avec Miike) et l'histoire est d'une simplicité exagérée...

Il y a quelques bons moments ici, surtout là où Takashi Miike met en oeuvre son humour particulier, mais globalement c'est vraiment à éviter.

3/10

Tuesday, October 19, 2010

Gozu

Gozu (Takashi Miike, 2003, Japon)



Ozaki et Minami sont deux frères qui travaillent chez un gang de yakuzas. Ce dernier est chargé par son boss de se débarrasser d'Ozaki, qu'il respecte énormémentà parce qu'il commence à délirer. En effectuant cette mission, c'est Minami qui commence à douter de ses capacités mentales...

Ceci est de loin le film le plus bizarre de Takashi Miike que j'ai pu voir. Gozu est très différent de ce qu'on voit d'habitude de la part de Miike, mais il garde toujours sa touche personnelle. De l'humour crade, de la violence, du sexe, des bizarreries à la fois grotesques et hilarantes...

J'ai vu pas mal de monde comparer ce film à ce que fait David Lynch mais je ne suis pas vraiment d'accord avec. Gozu est plus proche d'un Jacob's Ladder que d'un Eraserhead. L'histoire peut être suivie et interprêtée de façon très directe malgré toutes les difficultés qu'on pourrait rencontrer dans ce processus. D'ailleurs les interpretations varient d'une personne à une autre.

On peut tout comprendre avec l'une des premières répliques du film où Ozaki dit "Everything I'm about to tell you is a joke.", chose qui pourrait se confirmer avec la toute dernière scène juste avant le générique.

Ou encore on peut voir ça d'une autre manière. Ceci est une sorte d'aventure dans un monde bizarre. Minami se charge de prendre son frère à Nagoya pour en "disposer". Et c'est en route que les choses commencent à se compliquer. Ozaki sombre de plus en plus dans son délire, mettant son frère dans des situations délicates. Puis il arrive à la fin d'un chemin coupé par une rivière. Est-ce une allusion à la rivière Styx des mythologies grècques ? On ne peut pas trancher là-dessus, mais il est clair que tout le film ressemble à une sorte d'odyssée des temps modernes. L'épreuve de "la question" en témoigne.
Minami continue son voyage vers une contrée, ou même vers un monde lointain, où tout semble normal à première vue. Personne ne se comporte normalement. Tout le monde est en train de délirer et Minami semble être le seul sain d'esprit. Ce qui pousse les autres à lui poser la question : "You're not from Nagoya?" ; être différent, en bien ou en mal, se fait toujours remarquer, peu importe où on se trouve. Ce qui ne facilite en rien la tâche de Minami qui commence à sérieusement douter de ses capacités mentales...

Pour le reste il vaut mieux tout découvrir par soi-même.

8/10

Friday, July 23, 2010

Masters of Horror: Imprint

Masters of Horror: Imprint (Takashi Miike, 2006, USA/Japon)



Au 19ème siècle, un américain part au Japon afin de retrouver sa bien-aimée. Il va vite être accueilli par une prostituée qui la connaissait, et elle commence à lui raconter des choses...

Masters of Horror est une sorte de série télévisée un peu spéciale. Chaque épisode (totalement indépendant du reste) est réalisé par un réalisateur qui a de l'expérience dans le domaine de l'horreur. Imprint, de Takashi Miike, est mon premier de cette série, et il ne sera vraisemblablement pas le dernier.

On retrouve ici tout ce qu'on est habitué à voir chez Miike. De l'humour noir, du gore, des sujets tabous, de la torture... le tout est mené d'une façon très délicate. Après Visitor Q, voilà que le thème de l'inceste revient chez Takashi Miike. Un autre sujet qui semble lui tenir à coeur est celui de la violence à l'encontre des femmes. Car même si la violence en général fait partie de ses sujets préférés, celle faite à l'égard des femmes demeure toujours plus... percutante. Il y a également une scène de torture très inspirée de son Ichi the Killer. Décidément, Miike adore les aiguilles !

8/10

Saturday, June 26, 2010

Visitor Q

Visitor Q (Takashi Miike, 2001, Japon)



Un père de famille qui travaille en tant que reporter de télé décide de tourner un documentaire à propos de la violence et du sexe parmi les jeunes, en prenant les membres de sa propre famille comme exemples.

"Have you ever done it with your dad?", c'est avec ça que s'ouvre le film, avec une scène prolongée d'inceste entre père et fille, désormais prostituée. En rentrant chez lui, le père se fait agresser par un inconnu. Il se fait agresser de nouveau par ce même inconnu, qu'il finit par ramener chez lui.

Entre temps, son fils, à la maison, s'amuse à décharger sa haine et sa frustration sur sa mère. Ses camarades de l'école l'intimident et l'harcèlent à longueur de journée, et même la nuit lorsqu'il est chez lui. Impuissant face à eux, et incapable d'agir, il se met à frapper sa mère pour la plus ridicule des raisons. Tout ça sous les yeux silencieux du père et du nouveau visiteur qui lui demande de faire comme s'il n'était pas là.

La mère trouve dans la drogue et la prostitution une sorte de refuge à cet enfer quotidien qu'elle vit. Mais ce n'est pas assez. C'est l'inconnu qui va lui donner, en quelque sorte, un moyen pour s'échapper de la réalité ou encore mieux, de retrouver le bonheur qu'elle na jamais connu depuis son mariage.

De son côté, le père cherche lui aussi une autre forme de bonheur. Il filme son propre fils en train de se faire agresser, commet des choses horribles (la nécrophilie n'étant pas la pire de ces choses), tout ça avec l'assistance du visiteur inconnu...

Dans la liste des "films les plus choquants", Visitor Q mérite très bien une place bien haute. Il est dégoûtant, violent, terrifiant, repoussant mais tout en étant extrêmement marrant ! Quelque chose que seul Takashi Miike semble pouvoir atteindre. Et mis à part tout ça, il y a bien un message derrière toutes ces horreurs, chose qui met ce film en dehors des films comme August Underground. Chaque scène ici a une interprétation particulière, même si cela n'est pas du tout évident.

L'une des phrases clé du film c'est lorsque le père se met à crier "How am I supposed to feel?" lorsque sa maison est 'assiégée'. C'est exactement le cas du spectateur pendant tout le film. C'est difficile de savoir s'il faut rire de l'absurdité des situations présentées, s'il faut pleurer parce que de telles choses existent partout dans le monde, ou s'il faut tourner les yeux face à tant de choses dégueulasses à l'écran...

9/10

Saturday, January 23, 2010

Crows Zero II

Crows Zero II (Takashi Miike, 2009, Japon)



Après la transgression d'un pacte de non-agression, l'école de Suzuran est confrontée à la redoutable école de Housen.

Tout juste après les évènements du premier film, un nouveau défi s'annonce pour Genji. Il n'a pas encore accompli son rêve de rallier toute l'école sous les draps de son clan, et il continue parallèlement à se battre contre Rindoman, le garçon le plus fort de l'école, toujours sans résultat.

Ce film suit très fidèlement son prédécesseur. Il est plus direct et ne perd pas de temps à nous introduire les personnages principaux et leurs capacités, puisqu'on les connait déjà. On nous montre seulement quelques uns des "ennemis" qui ont l'air bien costauds.

Mais le problème ici est le manque de combats par rapport au premier. Même s'il y'en a pas mal, ça manque un peu de ces duels entre "boss", et on assiste assez souvent à des massacres plutôt qu'à des combats.

À voir seulement pour ceux qui ont vraiment aimé le style du premier film.

6.5/10

Friday, January 22, 2010

Crows Zero

Crows Zero (Takashi Miike, 2007, Japon)



Genji est un nouvel élève à l'école de Suzuran, connue pour n'avoir jamais été sous le contrôle d'une seule personne. Il va essayer de son mieux pour briser ce mythe.

Une autre adaptation d'un manga de la part de Takashi Miike. Cette fois, la qualité est loin de celle qu'on a vu dans Ichi the Killer, mais ça reste tout de même un bon film d'action à voir.

On comprend tout à la nature du monde dans lequel se déroulent les évènements du film dès la première scène. C'est un monde où les écoles ne constituent pas un endroit consacré aux études mais plutôt aux combats. La loi du plus fort est la seule qui se fait respecter. La violence est le mot d'ordre.
On peut comparer cette école à une nation ancienne où les tribus se battent entre elles afin de savoir qui aura le droit de régner.

Etant encore nouveau, Genji a un long chemin à faire. Il est têtu mais décidé. Il ne pense qu'à son but qu'il espère atteindre sans trop tarder.
Il va donc devoir affronter plein d'adversaires, dont plusieurs "boss" ou "mini-boss", avant d'arriver au boss final, un garçon nommé Serizawa.
Les combats sont donc nombreux mais ils sont plutôt moyens et pas du tout violents.

Il y a trop de mauvaise musique tout au long du film, et ça commence depuis le début avec ce concert mélangeant pop-rock et rnb à la japonaise. C'est très désagréable et on doit supporter tout ça pour un bon bout de temps.

Au final c'est très correct comme film. Je ne connais pas le manga original mais j'en ai déjà une idée assez claire.

7/10

Saturday, October 17, 2009

Ichi the Killer

Ichi the Killer (Koroshiya 1) (Takashi Miike, 2001, Japon/Hong Kong/Corée du Sud)



Le chef d'un gang disparait avec 300 millions de yen. Son bras droit, un sadomasochiste nommé Kakihara, tente à tout prix de le retrouver, utilisant des techniques de torture très spéciales...

Beaucoup trop de sang et de l'humour noir, c'est ce que nous promet Ichi the Killer ! Un pur régal en ce qui me concerne...

L'intrigue est assez simple. Un boss yakuza disparait avec une énorme somme d'argent, et un membre de son gang tente de le retrouver. Mais là il s'agit surtout de la manière de procéder. Comment est-ce que ce Kakihara va tenter de retrouver son boss. Ses techniques très particulières sont vraiment... spectaculaires et efficaces en même temps, exagérées aussi puisqu'il aime tout simplement faire du mal aux autres, et même se faire du mal lui-même. Il prend un immense plaisir à "recevoir" de la douleur physique, et c'est d'ailleurs l'une des principales raisons pour lesquelles il est si déterminé à retrouver son boss...

D'un autre côté, on a un jeune homme mystérieux qui tue des personnes avec des méthodes très sanglantes. Il semble être psychologiquement instable, un raté qui ne sait pas vraiment faire quelque chose dans la vie. Leurs chemins vont vraisemblablement se croiser tôt ou tard...

C'est encore un film japonais très bizarre. Ca ressemble plus au genre bizarre de Battle Royale que celui de Tetsuo the Iron Man par exemple, surtout avec ses quantités d'entrailles et de sang qui ne manquent pas...

9/10

Posté le 3 Mai 2009