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Saturday, April 9, 2011

Three... Extremes

Three... Extremes (Fruit Chan/Park Chan-Wook/Takashi Miike, 2004, Hong Kong/Corée du Sud/Japon)



Trois films d'horreur asiatiques. Chacun vient d'un pays. Chaque segment est d'un style et d'une culture différents. Mais cette fois c'est encore plus extrême que la première.

Dumplings (Fruit Chan) :

Aunt Mei est réputée pour sa recette culinaire presque magique qui a pour effet de rajeunir celui qui en mange. Une actrice vient la voir pour en profiter et ainsi regagner son mari infidèle.

Cette version a plus tard été reprise en un long métrage du même nom. L'histoire est exactement la même. Les scènes sont les mêmes... bref, tout est pareil sauf que, durée oblige, cette version courte va directement droit au but. Il n'y a pas d'allusions ou de caricatures sur l'aspect social des Hommes.

La seule vraie différence concerne la fin, que je trouve personnellement mieux dans la version longue, mais plus... proche de la réalité dans cette version-là.

Cut (Park Chan-Wook) :
Un réalisateur réputé est enlevé avec sa femme par un inconnu. Les raisons de ce kidnapping, pas du tout claires au début, paraissent de plus en plus absurdes.

Du point de vue violence visuelle, ceci est le plus "extreme". Il y a du sang, des doigts coupés, des morsures... et avec tout ça une bonne dose d'humour noir. Les motivations qui ont poussé le kidnappeur à faire ce qu'il a fait sont inconcevables.

Généralement ce sont les "mauvaises personnes" qui sont plus exposées à subir ces choses, pour des raisons évidentes. Mais là le kidnappeur pense autrement. En gros, il pose la question au réalisateur : "Pourquoi es-tu aussi bon ?". Ayant un passé misérable, c'est comme si cet homme à succès en était le cause. Il lui en veut d'avoir été "bon" envers lui.

Mon préféré des trois, pas seulement à cause de la violence mais également de l'absurdité de la situation, des dialogues et des actions du kidnappeur.

Box (Takashi Miike) :
Une fille qui ne parle pas trop a souvent un rêve étrange qui s'arrête toujours au même moment. Ce rêve semble être assez proche de la réalité.

L'histoire n'est pas solide et sa représentation n'est pas vraiment efficace. La fin est plutôt faible et n'a rien de satisfaisant.
Il y a toutefois quelques moments forts et une atmosphère sombre qui pèse bien lourd.

Je m'attendais à mieux de la part de Miike. L'explication de tous ces évènements est supposée nous choquer, quelque part, mais sans réellement réussir.

8/10

Wednesday, March 23, 2011

Three

Three (Kim Ji-Woon/Nonzee Nimibutr/Peter Chan, 2002, Hong Kong/Corée du Sud/Thailande)



Trois films d'horreur asiatiques. Chacun vient d'un pays. Chaque segment est d'un style et d'une culture différents.

Memories (Kim Jee-Woon) :
Un homme ne se souvient plus de la raison qui a poussé sa femme à disparaître. Effrayé par le fait de voir son fantôme régulièrement chez lui, il va voir un spécialiste.
Parallèlement, une femme se réveille en pleine rue tout en n'ayant aucune mémoire de ce qui l'a amenée là où elle s'est retrouvée.

Pas mal de clichés ici, et la fin est facilement devinable, mais ça reste tout de même une belle expérience. Il y a un manque cruel de vie qui procure une sensation étrange. Pour un film d'horreur qui mise sur des techniques très standard du genre, ça done donne quelque chose de bizarre.

The Wheel (Nonzee Nimibutr) :
Dans un petit village thailandais, des artistes utilisent des poupées pour divertir les habitants. Ces poupées peuvent toutefois être enchantées par des forces maléfiques qu'il vaudrait mieux ne pas réveiller...

Ceci est indéniablement le pire des trois court-métrages. L'histoire est intéressante à la base mais l'exécution est tellement terrible. On a droit à plein de clichés horribles. Le personnage qui n'y "croit" pas et qui va certainement mourir en agonie. Les personnages inutiles qui meurent sans raison. L'ennemi du bien qui se sent trahi et qui doit se venger peu importe le prix.
Tout ceci ne devrait pas vraiment poser un problème, mais ce n'est pas tout. On a également droit à des ralentis totalement inutiles et mal placés. On ne voit jamais l'action comme si c'était dans le but de créer une sorte de mystère, en vain. Des évènements qui s'enchaînent sans qu'on ne comprenne trop les raisons...

Bref, ma deuxième expérience avec l'horreur thailandaise est une énorme déception.

Going Home (Peter Chan) :
Un homme et son fils déménagent dans un nouvel appartement. À leur arrivée, ils remarquent que pratiquement tous les habitants étaient en train de quitter ou ont déjà quitté le complexe.
Peu de temps après, le gamin disparaît et son père part à sa recherche.

Going Home est de loin le plus intéressant des trois, c'est pour ça que je préfère ne rien dévoiler là-dessus. Il se passe des choses auxquelles on ne s'attend pas du tout. L'explication est droit devant nos yeux mais il est difficile de l'avaler ; non pas parce qu'elle est insensée ou mal faite, mais parce qu'elle est plus profonde qu'elle en a l'air.

7/10

Thursday, November 11, 2010

Breaking News

Breaking news (Johnnie To, 2004, Hong Kong/Chine)



Une équipe de télévision assiste par hasard à l'échec d'une opération policière en pleine rue de Hong Kong. Pour ne pas perdre sa crédibilité aux yeux des citoyens, la police décide de transmettre en direct l'arrestation des criminels.

Le film s'ouvre sur un plan séquence sublime. On y assiste au début du clash entre les policiers et les criminels avec la tension qui monte avec et qui finit par une scène de fusillade extrêmemetn bien exécutée. J'ai quelque reproches à y faire (et qui ne tournent pas autour du nombre des balles qui arrivent à toucher leurs objectifs). Sans ces petits défauts, j'aurais placé cette scène très haut, peut-être au même rang que celle de Heat.

À partir de là le film commence à chuter. L'action devient beaucoup moins intense. Les acteurs ne sont pas tous à la hauteur, et l'histoire prend une tournure pas très intéressante dans son exécution. Ca devient une sorte de guerre médiatique entre la police et les criminels où ces derniers cherchent à faire perdre la crédibilité qu'essaient de regagner les forces l'ordre.

Les réactions des personnages, notamment les bandits, ne semblent pas très naturelles. Trop de sang froid dans des situations où les plus "pros" des criminels ne se comporteraient pas de cette façon. C'est comme si ce qui se passait à l'extérieur du bâtiment où ils se trouvaient ne les concernait pas.

Plus tard dans le film on a droit à un autre plan séquence de haute qualité, avant d'avoir une fin assez médiocre.

Breaking News souffre de quelques problèmes sans lesquels il aurait pu être un véritable chef d'oeuvre, surtout s'il aurait suivi la direction de la scène d'ouverture. Mais malgré ces défauts on se trouve quand même scotché à l'écran en vue de voir ce qui va avoir lieu par la suite.

7.5/10

Friday, June 25, 2010

Running on Karma

Running on Karma (Johnnie To & Wong Ka-Fai, 2003, Hong Kong/Chine)



Un ex-moine devenu bodybuilder a la faculté de voir le karma des gens. Il se trouve impliqué dans la vie d'une jeune agent de la police qui risque de perdre sa vie bientôt...

Johnnie To derrière la caméra, Anday Lau dans un rôle très spécial... ça promet d'être très divertissant. Si on sait alors qu'il s'agit d'un ex-moine qui fait du strip-tease, avec des muscles à rendre jaloux Arnold Schwarzenegger pendant ses beaux jours, on se dit qu'on va s'amuser comme des fous.

Mais pas tant que ça en fin de compte. Même si l'action est omni-présente pendant la première partie du film, on se sent un peu perdu. Les évènements s'enchaînent à grande vitesse, les dialogues se font rares, et les personnages sont tous très bizarres. On ne nous donne pas vraiment l'occasion de nous expliquer telle ou telle chose, et on n'a pas non plus le temps pour tout comprendre.

La deuxième partie du film baisse énormément le rythme et on commence à comprendre certaines choses. Mais en même temps ça devient de moins en moins intéressant, et à partir d'un certain moment ça devient de plus en plus confus. Le "combat final" auquel tout le monde s'attendrait n'est pas du tout intéressant, et ne dure que très peu de temps.

L'idée de base était bonne, mais l'exécution pas tant que ça. Plein de choses parachutées n'importe comment font de ce film juste quelque chose de "regardable" mais sans plus. Dommage.

6/10

Monday, January 11, 2010

Turning Point

Turning Point (Herman Yau, 2009, Hong Kong)



Laughing travaille en tant qu'agent double pour la police. Lorsqu'une transaction tourne mal, il devient désormais la proie des membres du gang qu'il a infiltré et de la police pour laquelle il travaille.

C'est du déjà vu et revu à souhait, que ce soit dans les films hongkongais (City on Fire, Infernal Affairs) ou américains (Donnie Brasco, Reservoir Dogs). Mais le problème n'est pas là. L'histoire est assez terrible, et un peu plus loin ça devient carrément ridicule avec des taupes qui surgissent de partout et des moments de masturbation romantico-dramatiques totalement inutiles.

D'ailleurs la présence d'Anthony Wong et d'Eric Tsang dans ce contexte fait directement penser à Infernal Affairs. Je m'attendais donc à quelque chose de bon, mais dès la vue d'Anthony Wong avec ce look ridicule (coupe de cheveux, pentagramme autour du cou, eyeliners, rouge à lèvres...), j'ai tout de suite su que ça allait être du n'importe quoi. Il ne restait donc plus qu'à voir à quel point ça va aller.

4/10

Sunday, January 3, 2010

Accident

Accident (Cheang Pou-Soi, 2009, Hong Kong)



Un assassin et son équipe utilisent une méthode spéciale pour tuer leurs victimes : organiser des "accidents". Ayant échappé de peu à un accident, cet assassin suspecte quelqu'un d'autre de faire la même chose à son équipe.

L'intrigue est plutôt originale ici. On a déjà vu en oeuvre toutes sortes de tueurs professionnels, de ceux qui tuent en plein jour jusqu'à ce qui ne laissent aucune trace derrière eux. Là c'est différent, même si en fin de compte ça revient au même : ne laisser aucune trace derrière.

L'équipe en question, menée par son chef qui fait très attention aux détails, est efficace. Ils sont ensemble depuis un bon bout de temps, et ils n'ont jamais eu de problèmes. On les voit même en train de vraiment "réfléchir" comment ils pourraient tuer l'une de leurs victimes par le biais d'un accident. On ne se contente pas tout juste de nous montrer le résultat comme c'est le cas au début du film.

Par la suite, un accident survient, et notre assassin est convaincu qu'il en était la cible. Les membres de son équipe sont mis de côté un par un, et il est désormais seul face à la personne qu'il pense être le "concurrent"...

En bref, c'est un excellent thriller très différent de ce qu'on a l'habitude de voir.

8.5/10

Tuesday, November 10, 2009

My Blueberry Nights

My Blueberry Nights (Wong Kar Wai, 2007, Hong Kong/France/Chine)



Une fille vient de savoir que son copain la trompe. Il la quitte, et elle ne trouve personne d'autre à part le propriétaire d'un café avec qui parler...

Mon troisième film de ce réalisateur, et ça ne fait que renforcer encore plus mon idée sur lui. Toujours le même thème, toujours les mêmes manières de rallonger ses films, et toujours des histoires plates à nous présenter...
On a beau voir autant de grands noms sur l'affiche, ça ne sert à rien. Mention spéciale à Rachel Weisz qui a vraiment brillé dans son rôle.

Au début je m'attendais à quelque chose. Bien que l'histoire est trop prévisible, et ce depuis les toutes premières scènes du film, je gardais quand même l'espoir.
Une fille qui vient de rompre avec son copain vient de faire connaissance avec le propriétaire d'un café. À partir de là on comprend tout ce qui va arriver, donc le plus important c'est de savoir comment ça va se dérouler.
La fille s'attache de plus en plus à ce jeune homme, nommé Jeremy. Elle n'a personne avec qui parler (c'est à se demander pourquoi est-ce que les gens dans ces situations, uniquement dans les films, n'ont jamais d'amis avec qui parler de ces choses...), et Jeremy est là pour l'écouter. Elle va bien sûr avoir un faible pour lui, mais au lieu de continuer elle décide de quitter la ville en quête de... de quoi au fait ?

Et voilà que commence une histoire pseudo-romantique plutôt tirée par les cheveux. La fille raconte ses aventures à Jeremy à travers des cartes postales, et lui de son côté essaie à tout prix de la rejoindre au téléphone. Ca dure des mois, Elizabeth travaille dûr jour et nuit en vue d'économiser une bonne somme de quoi s'acheter une voiture.
Elle fait la connaissance de quelques personnes, puis repart de nouveau vers une autre destination. C'est à croire qu'il s'agit d'un "road movie" à un certain moment. On se demande où va le film, c'est comme s'il n'avait plus aucun but... ce qui n'est pas étonnant de la part du réalisateur. Ils nous a habitué avec toutes sortes de scènes inutiles, rallongées en vain et qui ne servent tout simplement à rien dans ses films précédents.
Vous vous rappelez des nombreuses scènes filmées au ralenti dans In the Mood for Love ? Vous avez détesté ça ? Eh bien vous allez les détester encore plus ici...

4/10

Sunday, November 1, 2009

Dragonball Evolution

Dragonball Evolution (James Wong, 2009, USA/Hong Kong)



Piccolo, un extra-terrestre qui a failli détruire la terre 2000 ans plus tôt, revient de nouveau en vue d'achever son travail.

Je ne vais pas trop perdre de temps avec une merde pareille. Il n'y a vraiment rien, rien du tout qu'on puisse apprécier là-dedans. Ca n'a absolument rien à voir avec le manga, à part les noms de certains personnages.
L'histoire est ratée, les évènements trop bâclés et les dialogues sont extrêmement pauvres, et les acteurs alors là...
Quant aux effets spéciaux, je suis surpris de voir à quel point ils sont nuls étant donné que le film est sorti cette année. Plein d'autres films sortis cette année et même beaucoup plus tôt dépassent de très, très loin ce qu'on voit ici. Plein de couleurs et de "lumières" qui ne servent en fait qu'à cacher certains défauts des animations qu'on a devant nos yeux, tellement elles sont pauvres.
L'un des points forts du manga est sans doute les combats, on aurait pensé qu'ils pouvaient assurer dans le film sur ce côté mais non...

Ca doit être l'un des pires films que j'ai vu, et pas seulement parce que je suis fan du manga...

00/10

Posté le 29 Août 2009

Saturday, October 31, 2009

Fulltime Killer

Fulltime Killer (Johnnie To & Wai Ka-Fai, 2001, Hong Kong)



Deux tueurs professionnels aux méthodes radicalement opposées se trouvent confrontés l'un à l'autre pour voir qui va devoir dominer...

C'est toujours un plaisir à revoir ce film. Du sang, des fusillades en pleine rue, des morts, des façons "théâtrales" pour exécuter les victimes, et surtout, un film qui ne se prend pas au sérieux... ou du moins pas tant que ça. Car l'un des points faibles ici c'est que le film "philosophe" un peu trop pour ce qu'il est. Il vaut mieux juste se contenter des scènes de fusillades/tueuries/action sans trop penser à faire quelque chose de "dramatique" ou de "moral", et d'ailleurs heureusement que ça ne constitue qu'une part plutôt petite du film, juste le nécessaire pour constuire une petite histoire, certes pas vraiment originale, mais qui tient le coup pour nous montrer tout ce carnage.

7.5/10

Posté le 11 Juin 2009

Saturday, October 17, 2009

Infernal Affairs III: End Inferno

Infernal Affairs III: End Inferno (Andrew Lau & Alan Mak, 2003, Hong Kong/Chine)



Ce film retrace les évènements qui ont suivi ceux du premier volet, avec quelques flashbacks pour des évènements qui ont eu lieu entre ceux du premier et du deuxième volet.

Ce film sert en quelque sorte à remplir certains vides, ni plus ni moins, quoiqu'il a aussi ses mérites.
On voit l'énorme impact qu'ont causé les évènements du premier Infernal Affairs, et d'ailleurs ça fait vraiment plaisir de revoir Andy Lau et Tony Leung reprendre leur rôles.

Les séquences de flashbacks nous aident à mieux comprendre pas mal de choses du premier film. Par exemple, comment est-ce que Yan a commencé à voir la psy, ou encore d'où vient la blessure dans sa main au début d'Infernal Affairs.

Dans les séquences qui suivent l'inspecteur Lau, on comprend aussi plein de choses. Les événements du premier film ont laissé leurs traces partout, et c'est surtout ce jeune inspecteur qui va en souffrir. Même s'il veut devenir quelqu'un de "bon", son passé ne va pas le laisser tranquille...

8/10

Posté le 5 Juin 2009

Infernal Affairs II

Infernal Affairs II (Andrew Lau & Alan Mak, 2003, Hong Kong/Chine/Singapour)



Ce film retrace les évènements qui se sont passés avant ceux du premier film Infernal Affairs.

Infernal Affairs II est très différent du premier volet. Ici le côté thriller, bien qu'il n'est pas totalement absent, laisse surtout la place à un côté beaucoup plus épique. L'histoire est très compliquée en fait, et les personnages principaux sont très nombreux. Les relations entre tous ces personnages ne sont pas des plus simples, et ça fait même plaisir de voir l'interaction entre Wong, le policier du premier Infernal Affairs, et Sam, le chef du gang.
D'ailleurs ce dernier était assez différent. On voit comment il a grimpé les échelons pour devenir ce qu'il est, avec toutes les difficultés et les sacrifices que ça a dû coûter.

On voit aussi comment nos deux héros du premier film ont, à leur tour, gagné de l'estime aux yeux de leurs emplyeurs respectifs. L'un devenant rapidement un bon policier, l'autre le bras droit de quelques chefs de gangs assez réputés.

Il n'y a pas autant d'action que dans le premier volet ici. Le film est même assez lent, et c'est d'ailleurs ce qui en fait quelque chose d'impressionnant. On prend notre temps à connaître les personnages, puis on les voit "changer" un par un sous nos yeux, pour au final avoir un très bon film rempli de drames et de tragédies en tout genres.

Sacrifice, honneur, trahison, loyauté... tout se mélange pour au final donner un vrai petit bijoux, que je préfère encore plus au premier Infernal Affairs !

9.5/10

Posté le 5 Juin 2009

Infernal Affairs

Infernal Affairs (Andrew Lau & Alan Mak, 2002, Hong Kong)



Yan est un policier infiltré chez les triades chinoises qui elles, à leur tour, ont une taupe au sein de la même police. Les deux infiltrés vont essayer, chacun de son côté, de démasquer l'autre tout en restant fidèle à leur boss...

Tout le monde a déjà regardé The Departed, mais peu de personnes connaissent le film original, Infernal Affairs.
Pour moi, même si The Departed est assez bon en soi, je lui ai toujours préféré Infernal Affairs, surtout que c'est toute une trilogie beaucoup mieux développée que le film de Scorsese, sans parler de l'originalité, bien entendu.

Ce premier film de la trilogie est un thriller très intense. Voir les deux taupes travailler en parallèle, en même temps, à des fins quasiment identiques, est vraiment excitant. On se place naturellement du côté du "gentil", c'est à dire le policier infiltré, mais avec ce film, les limites entre "bon" et "mauvais" ne sont pas explicitement dressées.
Les gentils commettent des choses pas bien, les méchants veulent devenir gentils, et finalement personne ne gagne pour de vrai.

La vie menée par les deux taupes est "infernale". Rester loyal face à son employeur ou à son 'vrai' boss ? Comment cacher telle ou telle chose ? Comment garder son identité secrète aussi longtemps ?
Ca l'est surtout pour le policier, qui met souvent sa vie en danger dans les mains des triades, alors qu'en même temps les autres policiers ne savent rien à propos de sa véritable identité, il n'est donc qu'un autre criminel à leurs yeux.

Il y a plein de moments très touchants dans ce film, alors que d'autres sont remplis de sensations fortes... c'est surtout lorsqu'on a les deux infiltrés en (presque) face à face pendant plusieurs scènes, et notamment quand chacun d'eux essaie d'identifier l'autre, à des secondes près.

Un film à voir même si vous avez déjà regardé The Departed. Toute la trilogie est à voir d'ailleurs...

9/10

Posté le 5 Juin 2009

Dumplings

Dumplings (Fruit Chan, 2004, Hong Kong)



Aunt Mei est une cuisinière très connue pour ses boulettes... très spéciales, réputées pour leur pouvoir de rajeunissement. Un jour, une ancienne actrice vient lui rendre visite afin de s'en servir, en vu de regagner son mari infidèle...

Ca serait une erreur de prendre ce film en tant que film d'horreur, même si les éléments 'horrifiques' sont là, et parfois bien plus lourds et difficiles à digérer (et ça c'est un mot clé dans le film) que ce qu'on voit d'habitude. On ne "voit" pas les choses pour de vrai ici, on ne peut que supposer. On s'imagine des choses, des choses très horribles et malsaines...
Mis à part le côté "horreur", ce film est en fait une sorte de comédie dramatique très noire, et très réussie par la même occasion. On voit des personnes très différentes adoptant chacune son propre mode de (sur)vie, et toutes ces personnes semblent être "dominées" par un mâle. D'ailleurs ce mâle ne semble être là que pour combler son large appétit sexuel, en une sorte de caricature plutôt cynique de l'idée générale reçue sur les hommes. Un homme ne pense qu'au sexe. Mais on voit aussi comment la femme a toujours ce côté légèrement masochiste qui la pousse à s'attacher à quelqu'un qui ne s'en occupe pas très bien...
Le film est rempli de métaphores de ce genre, mais la plus frappante est sans doute celle de la quête de la jeunesse pour se satisfaire soi-même, et surtout pour satisfaire les autres.

Jusqu'où est-on prêt à aller pour acquérir certaines choses dans la vie ? Où se posent les limites entre obsession est folie ?
Il y a plein de questions de ce genre, parfois en donnant des réponses, parfois non, mais en tout cas une chose est sûre, vous ne regarderez plus jamais les boulettes du même oeil !

8.5/10

Posté le 15 Mai 2009

City on Fire

City on Fire (Ringo Lam, 1987, Hong Kong)



Un policier tente d'infiltrer un gang qui prépare le braquage d'une bijouterie.

Voilà le film qui a inspiré Reservoir Dogs. Quentin Tarantino a même repris des scènes telles qu'elles ont été présentées dans le film original dans son propre film. Il y en a qui le détestent pour ça, qui disent qu'il n'a rien d'un réalisateur innovant et tout, mais franchement il faut admettre que des fois, ce n'est pas l'histoire qui compte, mais comment elle est présentée, et Tarantino présente sa version de l'histoire en bien mieux...

J'essaierai de limiter au plus possible les comparisons entre les deux films, même si c'est inévitable d'en faire. L'histoire ici se concentre beaucoup plus sur le policier en question (Mr. Orange dans Reservoir Dogs) qu'autre chose. On le voit ici avec sa copine, mais également dans son 'milieu' d'infiltré. Il se trouve très engagé dans ce qu'il fait jusqu'à ce que la police elle-même, n'ayant aucune idée de sa véritable identité, se met à sa poursuite.
Ceci a inspiré de nombreux films plus tard, comme Donnie Brasco et, plus particulièrement vu le même pays d'origine, Infernal Afffairs (sur lequel est basé The Departed).

Ko Chow, le policier en question, se trouve de plus en plus en difficulté à mener sa vie, divisée en 3 "parties" : celle du mafieux, celle du policier, et sa propre vie avec sa copine. Chacune de ces "parties" ne tient qu'à un simple bout de fil, et ça se complique encore plus quand il se trouve obligé à faire des choix qui pourraient compromettre l'une ou l'autre de ces parties...

Puis vient la partie dont s'est inspiré Reservoir Dogs. Comme je l'ai dit, il y a des scènes totalment identiques, sauf que dans Reservoir Dogs c'est peut-être plus 'brut' et violent que dans City on Fire.

En tout cas, même si le concept de Reservoir Dogs n'est pas aussi original que ça, je le trouve quand même bien supérieur à City on Fire, qui reste tout même un très bon film aussi.

8/10

Posté le 15 Mai 2009

Wednesday, October 14, 2009

In the Mood for Love

In the Mood for Love (Wong Kar Wai, 2000, Hong Kong/France)



Deux nouveaux voisins, un homme et une femme, ont des doutes à propos de leurs époux. Ces suspicions vont jouer un rôle à leur propre rapprochement...

Encore un film de Wong Kar-Wai qui ne me plait pas. Les dialogues très 'corrects' ne sont certainement pas ma tasse de thé, et les histoires d'amour plutôt 'standard' (mais pas du tout simple, je dois dire) le sont encore moins. Mais il y a bien plus que ça...
Mais avant tout, je n'ai pas trop compris où est le 'love' dans tout ça. Bon, les deux personnes en question sont clairement amoureuses, mais il s'agit, d'après ce qu'on nous montre, d'un amour très... comment le dire... 'politiquement correct' ?

Une bonne partie des personnages m'a énervé avec son comportement (l'une des propriétaires en particulier). Ca fait peut-être partie des coutumes du pays, mais ça ne m'empêche pas de détester...

Et à part ça, je n'ai, encore, pas du tout aimé les nombreux 'ralentis' présents tout au long du film. Il y'en a deux 'sortes', une scène filmée au ralenti, toujours accompagnée du même morceau de musique (qu'on finirait presque par détester à force de le remettre encore et encore), et une autre filmé de façon 'pas très fluide' (cette forme là ne dure heureusement pas autant que la première).
Chacune de ces formes accomplit un rôle bien précis : faire durer le film encore plus, et faire durer le film encore plus. Car sans toutes ces 'prolongations', les quelques 1h30 du film deviendraient facilement un simple 1h10 à peu près... le réalisateur était apparemment pressé, puisque, d'après l'imdb, il a filmé la dernière scène moins de deux semaines avant le début du Festival de Cannes...

Dernier point, le nom 'In the Mood for Love' ne va pas très bien avec le film. J'ai lu quelque part que le nom original se traduirait en 'Variety of the Years', et ça va beaucoup mieux avec l'histoire... qui reste tout de même trop plate et pas du tout intéressante.

3.5/10

Posté le 1 Février 2009

Tuesday, October 13, 2009

Days of Being Wild

Days of Being Wild (Wong Kar Wai, 1990, Hong Kong)



Pendant les années 60, un jeune homme apprend que l'ex-prostituée qui l'a élevé n'est pas sa véritable mère. Le jeune homme en question se comporte de façon pas très honnête avec les femmes, et décide d'aller sur les traces de sa vraie mère.

Je ne sais pas par où commencer mais une chose est sûre, ce film est du genre à éviter.

L'histoire est très répandue, n'a rien d'original ni d'intéressant, et même part en couilles à partir d'un certain moment dans le film.

J'aimerais juste comprendre comment est-ce qu'un homme tout à fait 'normal' pourrait d'un coup se transformer en superman pour botter le cul à plusieurs criminels, allant même jusqu'à tirer sur quelques uns d'entre eux et s'enfuir en toute tranquillité ?

Sinon pour le reste, tiens j'aimerais aussi comprendre pourquoi est-ce que les femmes aiment toujours les hommes qui les maltraitent horriblement ?

Bon bref inutile de trop perdre mon temps à parler de ce film, le temps que j'ai perdu à le regarder était déjà suffisant...

3/10

Posté le 20 Janvier 2009

Friday, October 9, 2009

Men Behind the Sun

Men Behind the Sun (Hei Tai Yang 731) (Tun Fei Mou, 1988, Hong-Kong)



Film basé sur des faits réels, à propos d'un endroit appelé "Squadron 731" par les japonais, où ils ont fait des expériences atroces sur des prisonniers russes et chinois au cours de la deuxième guerre mondiale. Une sorte de camp de concentration à la japonaise donc...

Encore un film dont j'ai beaucoup entendu parler. J'ai vu plein de fois le nom de ce film mentionné dans des discussions à propos des "films les plus choquants", et c'était donc un film à ne pas rater pour ma part.
En gros, c'est une sorte de film d'exploitation à la manière des asiatiques (qui toutefois reste différent des Guinea Pig), surtout que les moyens ne manquent pas trop.
Les acteurs sont donc tous aussi nuls les uns que les autres, mais ça n'a jamais été le 'but' dans des films de ce genre (bon, il y a des limites tout de même, qu'heureusement les acteurs ne les dépassent pas vraiment ici).
Bon je reviens aux choses pour lesquelles j'ai regardé ce film: une autopsie faite sur le vrai corps d'un enfant mort. On dit que les parents de l'enfant en question ont autorisé le réalisateur à 'utiliser' le corps...
Sinon, d'autres scènes sont particulièrement 'choquantes', ou plutôt vraiment dégoûtantes. Ils jetent par exemple un chat vivant au milieu de centaines de rats, et on le voit succomber, petit à petit, tout en essayant de se protéger au maximum (en tuant ce qu'il peut des rats qui l'entourent). Ces mêmes rats sont par la suite enflammés, et on les voit courir dans tous les sens. Non pas que c'est la première fois qu'on voit un animal tué pour de vrai dans un film (Cannibal Holocaust, entre autres, est connu pour ça), mais c'est surtout la façon de le faire qui est assez exagérée.
Il y a certaines scènes trop gores, quoique, avec l'habitude de voir des choses de ce genre, ça n'a plus le même effet, mais ça reste tout de même assez efficace.
Par contre, il y a une scène en particulier où on voit les ce qui semble être les entrailles d'un homme sortir par son derrière...

Bref, en gros, le film montre très bien les horreurs qui se passaient dans des endroits de ce genre, ou en d'autres termes, ça nous montre les niveaux d'inhumanité que peut atteindre l'Homme si on lui laisse la liberté de faire ce qu'il veut...

05/10

Posté le 19 Juillet 2008